L'Alerte enlèvement a de nouveau été déclenchée. Dans tous les médias la sonnerie a retenti. Avec succès. Charline et Julie, les deux soeurs âgées de 10 et 12 ans, disparues samedi dans la Sarthe ont été retrouvées saines et sauves dimanche soir.
Ce dispositif, créé en 2004 par Nicole Guedj, alors secrétaire d'Etat au Droit des victimes, et mis en place 2006, permet via les réseaux médiatiques, de prévenir le plus rapidement possible et dans un large éventail l'ensemble de la population. Depuis cette date, dix alertes ont permis de retrouver douze enfants.
Hier, c'est sur le réseau des téléphones mobiles, qu'elle a été déclenchée pour la première fois. Depuis février 2010, 150 000 personnes ont téléchargé l'application sur les différents supports de smartphones (iPhone, Android, BlackBerry). "Tout le monde n'est pas devant sa télévision à ce moment. En revanche, presque tous les citoyens ont leur téléphone sur eux, explique Nicole Guedj. Et par la multiplication des moyens de communication, on peut plus facilement sauver la vie de l'enfant."
Lors de son lancement, l'Alerte enlèvement, calquée sur le modèle américain, avait fait des émules. Mais visiblement, les crainte d'appels intempestifs n'ont pas eu lieu. "C'est d'abord un acte citoyen" rappelle l'ancienne secrétaire d'Etat. Et de souligner, fière, qu'avec l'application mobile "nous avons pour une fois devancé les américains".
Pour le moment, aucune donnée sur l'impact de l'application n'est connue dans la résolution de cette affaire. Fruit du hasard? L'application pour Windows doit sortir cette semaine.