Kofi Annan l’avait annoncé : « le changement climatique est la plus grande crise humanitaire de notre temps ». A quelques heures du lancement de la conférence des Nations Unies Rio +20, quelle est la place accordée aux victimes de catastrophes naturelles dans les négociations annoncées sur le climat ?
Le changement climatique entraîne, chaque année, des bouleversements environnementaux de plus en plus meurtriers, avec un impact conséquent sur la sécurité alimentaire, la santé et la cohésion sociale des populations les plus exposées.
Depuis le 14 décembre, la tempête tropicale Washi balaie littéralement le Sud des Philippines, entrainant inondations meurtrières, torrents de boue et glissements de terrain. Des villages entiers auraient disparus dans cette région habituellement épargnée par les typhons. Selon les derniers bilans, le nombre de victimes s'élèverait à 1 010 morts et de nombreuses personnes seraient portées disparues.
Du 28 novembre au 11 décembre, la communauté internationale s’est réunie en Afrique du Sud, à Durban, afin de statuer sur les mesures à prendre pour faire faire au réchauffement climatique. Dans la perspective de Rio+20, cette conférence a marqué le retour, plus que nécessaire, du dossier du « changement climatique" dans l'agenda diplomatique international. Cependant, malgré de nobles ambitions, l’accord ne semble une nouvelle fois pas être à la hauteur des enjeux…
Depuis plusieurs semaines, la Thaïlande est frappée par des inondations sans précédent. Le manque d'anticipation et de prévention des risques a porté préjudice au pays qui accuse aujourd’hui un bilan très lourd. Avec 427 morts et des milliards d'euros de dégâts, les pluies diluviennes ont touché la quasi-totalité du pays et affecté quelque 9,4 millions de personnes.
Retrouvez l'intégralité de l'interview de Nicole Guedj par Esther Benfredj, publiée dans la revue électronique du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal, les Cahiers du Cérium.
Les conséquences auxquelles font face les pays les plus exposés aux catastrophes naturelles dévoilent trop souvent un manque de préparation des populations locales aux situations d’urgence. Haïti, vulnérable aux cyclones et aux inondations, se rapproche dangereusement de l’apogée de la saison des ouragans.
Après le séisme du 12 janvier 2010, les autorités haïtiennes tout comme la population locale, ont pris conscience de la nécessité d’anticiper et de se préparer à d’éventuelles prochaines catastrophes dévastatrices.
Face au changement climatique, les catastrophes naturelles ne sont pas appelées à diminuer. Bien au contraire, selon les projections, 375 millions de personnes pourraient être victimes des désastres climatiques d’ici 2015.
Face au changement climatique, les catastrophes naturelles ne sont pas appelées à diminuer. Bien au contraire, selon les projections, 375 millions de personnes pourraient être victimes des désastres climatiques d’ici 2015.
Alors que la Corne de l'Afrique est en proie à sa pire sécheresse depuis plus de 60 ans, Stockholm a accueilli la semaine dernière le Congrès International sur l'eau (World Water Week).
Aujourd'hui débute la semaine du développement durable. A cette occasion la Fondation casques Rouges rapelle que les changements climatiques entraînent une multiplication des catastrophes naturelles. L'enjeu humain est donc crucial; n'oublions pas les victimes.
Aujourd'hui débute la semaine du développement durable.