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Nicole Guedj, présidente de la Fondation Casques Rouges a accordé à la Conférence des Grandes Écoles, partenaire de la Fondation Casques Rouges depuis quatre ans, une interview dans son magazine Grand Angle   Retrouvez en intégralité l'entretien de Nicole Guedj ici 






Rester dans un pays englué dans un conflit sans issue ou fuir en risquant le viol, la torture, ou pire ? A l’occasion de la Journée internationale des réfugiés, le 20 juin, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés souhaite faire monter les prises de conscience en soulevant cette question et rouvrir un débat sur le statut et les conditions de vie des milliers de réfugiés actuels dans le monde. 

En l’honneur de la commémoration du 60e anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés, le Haut Comissaire aux Réfugiés lance une campagne médiatique sur six mois. Portée et soutenue par des acteurs influents du milieu humanitaire, tels qu’Angelina Jolie, ambassadrice du HCR qui appelle le grand public à « prendre une initiative » et alimentée via les réseaux sociaux, cette campagne de communication s’inscrit pleinement dans l’air du temps. L’implication du public, le soutien des medias et la bonne diffusion du message s'avèrent des objectifs de taille à relever. 

 

Lundi, Antonio Guterres, Haut Comissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a appelé les pays industrialisés à s’impliquer davantage pour apporter de l’aide aux pays en développement qui gèrent toujours plus de populations réfugiées : " Nous avons besoin d'une nouvelle donne pour partager la charge et les responsabilités – avec un appui plus soutenu de la part des pays de l'hémisphère nord en faveur des pays de l'hémisphère sud pour aider toutes les personnes qui ont traversé des frontières. Dans les faits, la charge ou la responsabilité est principalement assumée par des pays en développement" 

Parallèlement, Ban Ki-moon, Secrétaire géneral des Nations Unies, a fait entendre sa voix en adressant un appel « à ces millions d'enfants, de femmes et d'hommes qui ont été forcés de fuir leur pays et dont la vie est en danger alors que, le plus souvent, ils ne veulent que rentrer chez eux ou recommencer une nouvelle vie. » Un rapport statistique du HCR, sur les tendances mondiales 2010, affirmait déjà que le nombre de personnes réfugiées dans le monde s’élève à 44 millions et que 80% d’elles sont hébergées dans des pays en développement, confirmant l’inégalité dans l’aide apportée aux réfugiés.

 

La Fondation Casques Rouges transmet son soutien à l'action du HCR dans sa lutte pour l'intégration et la réinsertion des réfugiés ainsi que la conservation de leur dignité humaine. Rappelons qu’en novembre 2007, dans le cadre d’une convention établie avec le HCR , la Fondation Casques Rouges avait expérimenté Emergesat, conteneur satellitaire pour rétablir les communications d'urgence au Tchad, dans les camps de réfugiés darfouris. Les acteurs humanitaires présents sur place avaient, à l'époque tout particulièrement relevé l’intérêt de son installation pour renforcer la coordination de l’action humanitaire entre les différentes ONG et agences onusiennes. 

 

 






Rio +20
Kofi Annan l’avait annoncé : « le changement climatique est la plus grande crise humanitaire de notre temps ». A quelques heures du lancement de la conférence des Nations Unies Rio +20, quelle est la place accordée aux victimes de catastrophes naturelles dans les négociations annoncées sur le climat ?

Le changement climatique entraîne, chaque année, des bouleversements environnementaux de plus en plus meurtriers, avec un impact  conséquent sur la sécurité alimentaire, la santé et la cohésion sociale des populations les plus exposées. La vulnérabilité de l’humanité nous renvoie à la fragilité de la planète. Alors que nous n’en finissons plus d’évaluer notre empreinte environnementale et de calculer notre efficacité énergétique, comment interpréter le fait qu’il n’existe aucune régulation ni gestion des « ressources humanitaires », des moyens matériels comme des moyens humains? Nous sommes parfaitement capables d’inventer un humanitaire efficace et durable. Et nous poursuivrons ce combat pour construire un humanitaire du temps de l’urgence avec des Casques Rouges, 100% humanitaires, articulés autour d’un état-major renforcé et d’une force opérationnelle d’appoint, munie de capacités technologiques.

 

Si les victimes des catastrophes naturelles n’ont pas été invitées aux tables des négociations du Sommet de Copenhague, formons le vœu qu’un vrai espace leur soit reservé à celles de Rio +20. Qu’elles soient, a minima, le sujet de discussion des débatteurs comme le seront les émissions de gaz à effet de serre...

 

Le nombre de réfugiés climatiques ne cesse d’augmenter et pourtant, comme le demandait Nicole Guedj en 2009 lors du Sommet de Copenhague, les victimes des catastrophes restent les grandes oubliées des réflexions menées autour du développement durable. 

 

A la veille de la Journée Mondiale des Réfugiés, si la Présidente de la Fondation Casques Rouges salue l’initiative de création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement, proposée en son temps par les Présidents Chirac et Sarkozy et relancée récemment par le Président Hollande, l’action humanitaire ne peut demeurer le parent pauvre de la politique mondiale. Elle aussi doit se doter d’un centre mondial d’organisation des secours … si ce n'est pour venir au secours de la planète, au moins à celui de ses habitants.






En captivité depuis plus d'un mois, le journaliste français Roméo Langlois a été libéré avant-hier, tard dans la soirée. Au moment de sa disparition, il travaillait sur un projet de reportage autour du trafic de drogue en Colombie.

En bonne santé, Roméo Langlois a regagné la France ce matin. Journaliste français reconnu, il a notamment réalisé deux documentaires pour Canal +, dont un sur les dessous de la libération d'Ingrid Betancourt. Pour autant, la détention du reporter ne s'est pas déroulée dans les mêmes conditions que la franco-colombienne. Roméo Langlois n'a effectivement jamais été considéré comme un otage par ses ravisseurs. Comme pour confirmer à la communauté internationale leurs engagements de mettre un terme aux prises d'otages civils, les FARC ont déclaré très tôt dans le processus de négociations, leur volonté de libération du Français.

Cette liberté amène à sept le nombre de Français actuellement en captivité. La Fondation Casques Rouges s’engage dans le combat pour la liberté des otages français, au Yémen, au Niger, au Mali et en Somalie. N’oublions pas Denis Allex, de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) retenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009 ; les quatre collaborateurs français du groupe AREVA, enlevés au Niger le 16 septembre 2010 et les deux français, pris en otage au Mali dans la nuit du 23 au 24 novembre 2011. Le quai d'Orsay n'a par ailleurs pas encore confirmé l'enlèvement - seulement la disparition - de l'employé français du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Yémen, que nous abordions le 22 avril dernier.

 

Crédits photo : GUILLERMO LEGARIA/AFP





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