Elle l'appelait son "petit coin de paradis". Marie Dedieu, 66 ans, s’était installée dans l'archipel de Lamu au Kenya, il y a une quinzaine d'années. C'est ici même, à son domicile, qu'elle fut enlevée et prise en otage le 30 septembre dernier par un commando armé. Alors que le Quai d'Orsay vient d'annoncer son décès, la Fondation Casques Rouges tient à saluer le courage de cette femme engagée.
Ayant perdu sa mobilité suite à un accident, Marie Dedieu ne se déplaçait qu'en fauteuil roulant. Outre son handicap, la française devait suivre un traitement médical l'obligeant à prendre des médicaments quotidiennement. Un sujet d'inquiètude qui, dès l'annonce de son enlèvement, avait suscité la crainte des autorités françaises.
Aujourd'hui, c'est avec émotion que nous apprenons, par un communiqué du Quai d'Orsay, que "[l]es contacts à travers lesquels le gouvernement français cherchait à obtenir la libération de Marie Dedieu, retenue en Somalie depuis le 1er octobre, [...] ont annoncé son décès sans [...] en préciser la date, ni les circonstances".
Nicole Guedj, Président de la Fondation Casques Rouges, tient aujourd’hui à adresser ses sincères condoléances aux proches de Marie Dedieu et a une pensée particulière pour les sept autres Français, retenus en otages dans le monde entier : Denis Allex, officier de la Direction générale de la sécurité extérieure retenu en Somalie depuis juillet 2009 ; Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Furrer détenus depuis septembre 2010 dans le désert sahélien ; et enfin les trois travailleurs humanitaires kidnappés au Yémen le 28 mai 2011.