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Du 28 novembre au 11 décembre, la communauté internationale s’est réunie en Afrique du Sud, à Durban, afin de statuer sur les mesures à prendre pour faire faire au réchauffement climatique. Dans la perspective de Rio+20, cette conférence a marqué le retour, plus que nécessaire, du dossier du « changement climatique" dans l'agenda diplomatique international. Cependant, malgré de nobles ambitions, l’accord ne semble une nouvelle fois pas être à la hauteur des enjeux…

 

La XVIIème conférence des parties ou COP17, nom donné aux sommets internationaux de l’ONU sur le climat, s’est déroulée dans un climat de crise et de pessimisme ambiants. Face à la montée du chômage, des inégalités, de la crise de la dette en Europe… peu de pays ont semblé enclins à s’engager dans une démarche de protection de l’environnement. 

 

Après l’échec de Copenhague, la COP15 de 2009 et les avancées trop prudentes de Cancún en 2010, il était pourtant devenu urgent de s’entendre sur un consensus pour donner suite au Protocole de Kyoto, seul texte juridiquement contraignant jamais signé concernant le climat qui expirera le 31 décembre 2012. Concrètement, un accord visant à reconduire le Protocole pour une seconde période a été voté. Les pays membres du COP 17 ont ainsi affirmé leur volonté de s’investir dans la rédaction d’un nouveau traité plus inclusif, plus ambitieux que celui de 1997.  Pour le moment donc, tout reste à faire et rien n’a été encore décidé.

 

Le prochain tour des négociations, qui aura lieu au Qatar du 26 novembre au 7 décembre 2012, s’annonce d’ores et déjà difficile : le Canada, la Russie et le Japon ont annoncé qu’ils ne prendront pas part aux négociations. 

 

Si la communauté internationale semble objectivement avoir pris conscience de la nécessité de lutter contre le changement climatique, cela ne se traduit pas par suffisamment d’actions concrètes. Le nombre de réfugiés climatiques ne cesse d’augmenter et pourtant, comme le remarquait Nicole Guedj en 2009 à l'occasion du Sommet de Copenhague, les victimes des catastrophes demeurent les grandes oubliées des tables des négociations. Si la Présidente de la Fondation Casques Rouges salue l’initiative de ces conférences sur le climat, l’action humanitaire ne peut demeurer le parent pauvre de la politique mondiale et doit, elle aussi, faire l'objet de négociations et de discussions internationales. 

 

Kofi Annan l’a annoncé : « le changement climatique est la plus grande crise humanitaire de notre temps ». Face au succès limité des dernières négociations internationales sur le climat, il est de plus en plus urgent de penser un nouveau mode de gouvernance humanitaire pour garantir le droit au secours à toutes les populations du monde.

 





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