Hier, mercredi 16 novembre, se réunissaient les acteurs français de l'urgence et de l'action humanitaire. La Fondation Casques Rouges, conviée à cette « Conférence Nationale Humanitaire » organisée par le Quai d'Orsay, a participé à ce tour d'horizon.
Avec pour thème "Face aux enjeux humanitaires, quels partenariats ?", cette journée de rencontres et de tables rondes faisait suite au rapport "Analyses et propositions sur l'action humanitaire dans les situation de crise et de post-crise", commandé par Bernard Kouchner, alors Ministre des Affaires étrangères et rédigé par Messieurs Alain Boinet et Benoît Miribel. Les échanges ont porté intégralement sur les réponses collectives qui permettraient de rendre l'action humanitaire toujours plus efficace. Ont été notamment abordées les questions de l'insécurité croissante des humanitaires sur le terrain, de l'apparition de nouveaux donateurs, de l'accroissement des crises naturelles mais aussi du défaut de coordination des différents acteurs lors des interventions d'urgence.
Comme Alain Juppé le rappelait en fin de journée, "l'action humanitaire appartient au patrimoine francais", citant Henri Dunant ou encore les French Doctors. Malgré cela, l'Etat ne possède toujours pas de politique stratégique clairement définie en la matière. C'est dans cette perspective que le ministre des Affaires étrangères a annoncé la mise en place d'un « groupe de concertation humanitaire » qui réunira les organisations de secours et l’administration.
Gageons que cette nouvelle instance soit le lieu d'une réflexion collective et élaborée, au même titre que celle qui s'est engagée lors de cette Conférence Nationale Humanitaire. L'enjeu est de taille : quand, en 1975, on estimait à 100 le nombre de catastrophes naturelles rapportées dans l'année, en 2008, ce chiffre s'élève à 350. Améliorer la coordination des équipes de secours s'avère incontournable pour sauver des vies, dans les premières heures cruciales qui suivent une catastrophe naturelle.
Accédez à la présentation du rapport Boinet-Miribel en cliquant ici
Dimanche dernier, nous avons assisté à l’annonce de la mise au point d’un appareil qui pourrait bien révolutionner l’action humanitaire d’urgence : un détecteur de souffle capable de retrouver les victimes sous les décombres.
Suite à un attentat ou une catastrophe naturelle, les premières heures sont cruciales pour sauver des vies. ONG, secouristes et humanitaires mettent tout en œuvre pour faire face aux dégats causés et venir en aide aux rescapés. Bien souvent, ils manquent de moyens et les bilans humains sont très lourds. Ce détecteur de souffle, nouvellement créé, est capable d’identifier les résidus organiques produits par le corps humain lorsqu’il respire, transpire ou urine. « Un tel appareil peut être utilisé sur le terrain sans aucun laboratoire de soutien. Il pourrait surveiller des traces de vie pour des périodes prolongées et être employé en grand nombre », résume le Professeur Paul Thomas, de l’Université britannique de Loughborough, à l’origine de cette invention.
La Fondation Casques Rouges œuvre aussi à la conception de solutions innovantes, destinées à renforcer les capacités d’intervention des acteurs humanitaires de terrain. C’est ainsi que MISSING.NET, le moteur de recherche humanitaire mondial des disparus, a été lancé au lendemain de la catastrophe japonaise, tout comme le conteneur satellitaire Emergesat avait été déployé, à Port au Prince, quelques heures après le tremblement de terre d’Haïti, pour rétablir un réseau de communication local.
Hier s’est ouverte la 66ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. A cette occasion, tous les internautes ont été invités à dialoguer avec le Secrétaire général Ban Ki-moon au travers des réseaux sociaux . En amont, ce sont plus de 5 000 questions qui ont été posées sur Facebook, Twitter et Weibo, témoignant d’une forte implication de la blogosphère dans la communauté internationale.
En direct de New York, le Secrétaire général a répondu à une dizaine de questions, réaffirmant par ce biais les principes des Nations Unies concernant la solidarité et le maintien de la paix.« Créer une organisation plus efficace et efficiente est notre grand défi et notre objectif » a-t-il ajouté. Interrogé via facebook sur l'investissement des Nations Unies dans l'acheminement de l'aide alimentaire en Somalie, Ban Ki-Moon en a profité pour rappeler le rôle décisif joué par l'ONU dans le soutien aux populations victimes de phénomènes naturels, tels que les inondations ou la sécheresse.
Sur twitter, la Fondation Casques Rouges (@casquesrouges) a participé à cet événement. Une série de trois questions, portant sur la mise en place d’un nouveau mode de gouvernance humanitaire placé sous l’égide de l’ONU, a été soumise :
- La mutualisation des moyens : condition nécessaire pour accroître l'efficacité de l'action humanitaire. A quand les Casques Rouges?
- L'efficacité des équipes humanitaires d'urgence ne passe-t-elle pas obligatoirement par une force onusienne de réaction rapide ?
- Plus de 375 millions de victimes de catastrophes naturelles en 2015. A quand la création d'une force internationale humanitaire de réaction rapide?
La Fondation Casques Rouges suivra attentivement cette Assemblée générale et forme le voeu que les chefs d’Etat de la planète se souviennent du Tsunami, de Nargis, du Japon ou encore d’Haïti, pour prendre les décisions qui s’imposent, pour voter en faveur de la création de Casques Rouges humanitaires au sein de l'ONU.
25 ans après le succès planétaire de "We are the World", à la demande de Lionel Richie et de Quincy Jones, une nouvelle génération d'artistes s'est réunie autour de la cause haïtienne pour chanter ce titre rebaptisé "We are the World 25 for Haïti".
La Fondation Casques Rouges s'associe au buzz créé ces derniers jours en vous en faisant profiter.