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Rester dans un pays englué dans un conflit sans issue ou fuir en risquant le viol, la torture, ou pire ? A l’occasion de la Journée internationale des réfugiés, le 20 juin, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés souhaite faire monter les prises de conscience en soulevant cette question et rouvrir un débat sur le statut et les conditions de vie des milliers de réfugiés actuels dans le monde. 

En l’honneur de la commémoration du 60e anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés, le Haut Comissaire aux Réfugiés lance une campagne médiatique sur six mois. Portée et soutenue par des acteurs influents du milieu humanitaire, tels qu’Angelina Jolie, ambassadrice du HCR qui appelle le grand public à « prendre une initiative » et alimentée via les réseaux sociaux, cette campagne de communication s’inscrit pleinement dans l’air du temps. L’implication du public, le soutien des medias et la bonne diffusion du message s'avèrent des objectifs de taille à relever. 

 

Lundi, Antonio Guterres, Haut Comissaire des Nations Unies pour les réfugiés, a appelé les pays industrialisés à s’impliquer davantage pour apporter de l’aide aux pays en développement qui gèrent toujours plus de populations réfugiées : " Nous avons besoin d'une nouvelle donne pour partager la charge et les responsabilités – avec un appui plus soutenu de la part des pays de l'hémisphère nord en faveur des pays de l'hémisphère sud pour aider toutes les personnes qui ont traversé des frontières. Dans les faits, la charge ou la responsabilité est principalement assumée par des pays en développement" 

Parallèlement, Ban Ki-moon, Secrétaire géneral des Nations Unies, a fait entendre sa voix en adressant un appel « à ces millions d'enfants, de femmes et d'hommes qui ont été forcés de fuir leur pays et dont la vie est en danger alors que, le plus souvent, ils ne veulent que rentrer chez eux ou recommencer une nouvelle vie. » Un rapport statistique du HCR, sur les tendances mondiales 2010, affirmait déjà que le nombre de personnes réfugiées dans le monde s’élève à 44 millions et que 80% d’elles sont hébergées dans des pays en développement, confirmant l’inégalité dans l’aide apportée aux réfugiés.

 

La Fondation Casques Rouges transmet son soutien à l'action du HCR dans sa lutte pour l'intégration et la réinsertion des réfugiés ainsi que la conservation de leur dignité humaine. Rappelons qu’en novembre 2007, dans le cadre d’une convention établie avec le HCR , la Fondation Casques Rouges avait expérimenté Emergesat, conteneur satellitaire pour rétablir les communications d'urgence au Tchad, dans les camps de réfugiés darfouris. Les acteurs humanitaires présents sur place avaient, à l'époque tout particulièrement relevé l’intérêt de son installation pour renforcer la coordination de l’action humanitaire entre les différentes ONG et agences onusiennes. 

 

 





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