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 Alors qu'il se dirigeait à l'aéroport d'Hudaya, la ville portuaire à l'ouest du Yemen, un travailleur humanitaire du Comité International de la Croix Rouge a été enlevé il y'a 1 semaine. Les conducteurs qui l'accompagnaient ont été liberés rapidemment. Cet enlèvement fait écho à notre conférence humani'BOOK organisé par la Fondation Casques Rouges en mars dernier avec comme thême "La captivité, la rançon de l'engagement humanitaire ?"    

Le Yémen est aujourd’hui considéré un pays “à risque”, selon le Ministère des Affaires étrangères et européennes. En 15 ans, ce sont plus de 200 enlèvements d’étrangers qui ont eu lieu sur ce territoire. Aujourd’hui, Dibeh Fakhr, porte parole du CICR au Yémen affirme que jusqu’à présent “aucun contact n’a été établi avec les ravisseurs ni avec notre employé”. On se rappelle avec émotion les trois travailleurs de l’ONG française Triangle Génération humanitaire, délivrés en novembre dernier et détenus pendant plus de six mois. Lors de notre Afterwork humanitaire organisé le 8 mars dernier, le témoignage de Patrick Verbruggen, co-directeur de Triangle Génération Humanitaire, décrivait les moyens d’action de son ONG dans une telle situation.

 

Ainsi que le rappelait Pierre Micheletti, ancien directeur de Médecins du Monde dans "Le Quotidien du Médecin" à cette même époque : “Alors que se restreint l’espace humanitaire, [les ONG] doivent veiller à clarifier leur positionnement pour couper court aux dangereuses confusions entre leurs engagements et une certaine politique étrangère, à laquelle elles ne sauraient participer”. La question de la sécurité des travailleurs humanitaires est de plus en plus primordiale. Pour rappel, ne serait-ce qu’en 2008, 260 acteurs humanitaires ont été enlevés, sévèrement blessés ou tués. L’année 2011 n’a fait que confirmer cette idée, avec plus de 200 victimes humanitaires de violences. Et il n’est pas rare que des ONG se retirent d’un pays jugé trop “risqué” pendant quelques temps. C’est le cas de Médecins du Monde, qui a décidé de mettre de côté ses activités au Soudan pendant plusieurs mois à la fin des années 1990, ou encore de Médecins sans Frontières en 2004 en Afghanistan.

 

Cet enlèvement amène à six le nombre de Français actuellement en captivité. La Fondation Casques Rouges souhaite exprimer son soutien à la famille et aux collègues de cet agent du CICR et n’oublie pas les autres otages français : Denis Allex, de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) retenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009 et les quatre collaborateurs français du groupe AREVA, enlevés au Niger le 16 septembre 2010.


Retrouvez les différentes témoignages exprimés à l’occasion de l’Afterwork humanitaire de la Fondation Casques Rouges  

 

 





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