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Pas question d’instaurer une énième structure bureaucratique mais un véritable guichet unique d’orientation vers tous les services sanitaires et sociaux. Par Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, avocate               Lire la tribune

 

 

 

 

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Nicole Guedj, avocat, ancien secrétaire d’Etat aux droits des victimes, plaide en faveur de la création d’une « Agence Nationale pour les Sans-Abri » afin d’assurer la prise en charge publique et coordonnée des dizaines de milliers de sans-abri vivant en France bien en deçà du seuil de pauvreté.   Un accident de la vie, un licenciement, une rupture conjugale, constituent souvent les premières causes d’une perte de repères puis de logement... en fait les premiers pas vers l'exclusion.

Selon Nicole Guedj, "les solutions d'urgence ou de fortune telle qu'une ration calorique, une place dans un centre d'hébergement ou même un logement ne suffisent pas à répondre aux besoins de ceux de nos concitoyens, sans abri, sans travail, souvent sans papiers et quelques fois sans famille, dont les droits premiers comme ceux à la dignité et au respect sont menacés".

Pour faire face à l'urgence de la situation des sans-abri, pour prévenir comme pour gérer les conséquences de leur extrême pauvreté, Nicole Guedj préconise la création d'un guichet unique, qui regrouperait l'ensemble des services destinés à répondre aux besoins médicaux, sanitaires et sociaux de ces accidentés de la vie, tout au long de leur parcours de réinsertion.

L'agence Nationale des Sans-Abri permettrait de leur assurer l'accès à leurs droits d'identité et de prestations sociales, un soutien psychologique et psychiatrique adapté à leurs problématiques, ainsi qu'un accompagnement scolaire et professionnel.

 

Ainsi que le rappelle l'Observatoire des non-recours aux droits et aux services, nombreux sont les sans-Abris qui ignorent leurs droits ou ne les revendiquent pas.

Pour Nicole Guedj, « lorsque le seuil des sans-emploi fut en son temps atteint, Jacques Chirac créait l'ANPE. Pourquoi les sans-abri, aujourd'hui plus de 130 000 "emprisonnés dans la rue" ne bénéficieraient-ils pas d'une politique publique globale, d'une Agence Nationale pour les Sans-Abri ».






La conférence des plénipotentiaires sur la gestion des risques et de catastrophes s’est déroulée du 19 au 23 novembre dernier à Pretoria, en Afrique du Sud. Cette importante rencontre est la suite logique du sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union Africaine qui s’est tenu en juillet 2012 à Addis-Abeba en Ethiopie. Elle a débouché sur la création de la mutuelle panafricaine en charge de la couverture des risques de catastrophes. Quarante et une délégations africaines, dont une mission djiboutienne, étaient parties prenantes de la conférence sur la gestion des risques et des catastrophes que la capitale administrative sud-africaine, Pretoria, a abritée du 19 au 23 novembre dernier. Le temps de ces assises, des vice-ministres, des diplomates, des secrétaires généraux et exécutifs et des directeurs d’institutions compétentes ont examiné l’accord relatif au projet de création d’une mutuelle panafricaine, versée dans la gestion des risques et plus connue sous l’appellation d’African Risk Capacity ou ARC de son acronyme anglais.

L’examen de ce projet s’inscrit dans le prolongement de la décision issue des débats du sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union Africaine qui s’est tenu en juillet 2012 à Addis-Abeba en Ethiopie. Cette importante rencontre est aussi la suite logique de l’atelier de validation qui s’est déroulé au mois de mai 2012 et de la réunion d’experts gouvernementaux qui a eu lieu du 13 et au 14 septembre 2012. La mutuelle panafricaine a pour mission première d’aider les Etats membres de l’Union Africaine à élaborer et à améliorer leur planification et réponses aux urgences résultant de la sécheresse et étendra par la suite son mandat aux autres types d’événements météorologiques externes et à des catastrophes naturelles. La mise en commun des risques de chaque pays pris individuellement dans le but de gérer les conséquences de risques indépendants, permettra la répartition efficace des pertes subies par un petit nombre sur un plus grand groupe. Après des discussions de quatre jours, dix-huit pays africains ont finalement signé l'accord portant création de la Mutuelle Panafricaine de gestion des risques. Les hauts responsables de ces dix-huit pays détenaient des lettres leur donnant les pleins pouvoirs de leurs gouvernements respectifs pour la signature de cet accord. Les pays signataires doivent désormais entamer la procédure de ratification de cet accord. Il importe de relever que ledit accord entre définitivement en vigueur 30 jours à compter de la date de dépôt du dixième instrument de ratification conformément au point 8 de l'article 26. L’Africa Risk Capacity s’inspire de la mutuelle d’assurance contre les risques liés aux catastrophes dans les Caraïbes (Caribbean Climate Risk Insurance Facility, CCRIF), un mécanisme d’assurance plurinational à but non lucratif créé en 2007 pour les seize membres de la Communauté des Caraïbes. Ces pays versent des cotisations relativement faibles et sont indemnisés rapidement lorsqu’ils sont touchés par un ouragan ou un tremblement de terre. Rappelons enfin que la mise en place de cette mutuelle est une initiative appuyée par le Programme alimentaire mondial. Source : catnat.net





La Banque asiatique de développement (BAD) et l’Agence australienne pour le développement international (AusAID) accorderont un crédit et une aide non remboursable de 87,39 millions de dollars au programme de réduction des conséquences des catastrophes naturelles dans le delta du Mékong au Vietnam et Laos, a fait savoir la BAD hier. Ce financement aidera ces deux pays à mettre à niveau leurs infrastructures de gestion des risques et à renforcer les prévisions afin d'améliorer leurs capacités de surmonter les sécheresses et inondations dans la sub-région du delta du Mékong (GMS).

Selon Mme Su Chin Teoh, spécialiste des ressources naturelles au Département général d'Asie du Sud-Est, relevant de la BAD, les sécheresses et inondations dans le bas-Mékong peuvent affecter lourdement l’agriculture, l’offre de denrées comme les infrastructures.

Pour réduire ces risques, il faut non seulement construire des infrastructures mais aussi doter les habitants de savoir-faire de planification, de prévision et de préparation au changement climatique, a-t-elle estimé.

 

L’enveloppe financière de la BAD et de l’AusAID assurera l’amélioration et la construction de canaux, de postes de pompe à Vientiane (Laos), et dans les provinces de Dong Thap et Tien Giang (Vietnam), ainsi que la collecte de données et d'informations pour prévoir sécheresses et inondations.

 

Elle aidera aussi à définir des critères pour les mesures de réductions des conséquences des sécheresses et inondations et à examiner des plans transnationaux de gestion des inondations. Dans ce programme, un Centre d’alerte précoce sera établi au Laos.

 

Source: BAD





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