Accueil

  • English
  • French
  • Spanish

Actualités


Fathallah Sijilmassi, Secrétaire Général de l’Union pour la Méditerranée était l’invité d’honneur du Club TerraFemina le 29 octobre dernier. C’était à l’occasion d’un dîner-débat sur le thème "L'Union pour la Méditerranée, nouveaux défis, nouvelle action". Organisé à l’Unesco, en présence de Nicole Guedj, Présidente de la Fondation Casques Rouges, ce diner-débat a permis des échanges fructueux entre Fathallah Sijilmassi et l’assistance. Il a ainsi répondu aux nombreuses questions des invités, mais aussi exposé les centres d’intérêt de l’union pour la Méditerranée. Il a par ailleurs annoncé d’intéressants travaux concernant la formation des femmes. Ce diner-débat marque une étape importante dans la vie du Club TerraFemina, club né après la réunion du Paris le 13 juillet 2008, pour la création de l’Union pour la Méditerranée. Pour en savoir plus sur l'Union pour la Méditerranée






La dégradation de l'environnement est un facteur important qui réduit la capacité des sociétés à faire face à des risques de catastrophe dans de nombreux pays à travers le monde. Tel est le message clé du rapport sur les risques du monde 2012, présenté récemment par l'Alliance allemande pour le développement Works (Alliance), Université des Nations Unies pour l'environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) et The Nature Conservancy.  Le Rapport mondial examine risque qui est est exposé aux risques de catastrophes naturelles et les facteurs contribuant à cette situation. Les statistiques de la décennie de 2002 à 2011 est alarmant: 4.130 catastrophes recensées, plus d'un million de décès et une perte économique d'au moins 1,195 trillions de dollars.

La pièce maîtresse de ce rapport, le WorldRiskIndex, développé par l'UNU-EHS en coopération avec l'Alliance, détermine le risque d'être victime d'une catastrophe naturelles pour 173 pays à travers le monde. Les États insulaires du Pacifique de Vanuatu et Tonga ont le risque le plus élevé en cas de catastrophe. Malte et le Qatar sont les nations les moins exposées.

 

The Nature Conservancy a été un partenaire clé sur le rapport de cette année, en raison de l'accent mis sur les liens entre la dégradation de l'environnement et des risques de catastrophe. «Ce rapport illustre le rôle important que la nature peut jouer dans la réduction des risques pour les personnes et les biens contre les aléas touchant les littoraux comme les tempêtes, l'érosion et les inondations. Ainsi, les récifs coralliens ou les mangroves apparaissent comme des protections naturelles flexibles, rentables et durables et constituent une premières lignes de défense que d'autres éléments tels que la pêche, le tourisme, les digues ou les brise-lames ne fourniront jamais ", a déclaré le Dr Michael Beck, responsable scientifique marine à The Nature Conservancy.

 

Michael Beck et Christine Shepard, co-auteurs du WRR, a constaté que 200 millions de personnes sont ainsi protégées par les les récifs coralliens sans qui elles pourraient avoir à supporter des coûts plus élevés lorscatastrophes si les récifs étaient dégradés.

 

Quand les populations ne sont plus protégées par ces éléments naturels, le rapport montre que les conséquences humaines et financières des catastrophes sont bien plus importantes. Les pays ayant le plus grand nombre de personnes à risque qui pourraient réduire leur vulnérabilité avec ces moyens naturels sont l'Indonésie et l'Inde (> 35 M d'habitants chacun), suivis par les Philippines (> 20M), Chine (> 15 M), Brésil, Vietnam, le Brésil et les Etats-Unis (tous> 7M).

 

En outre, plus de 20 pays avaient le plus de leur population (> 50%) vivant dans de basses altitudes et les récifs près, ce qui inclut des pays comme les Maldives, Palau, Saint-Kitts-et-Nevis, la Grenade, les Bermudes, les Bahamas, et à Bahreïn.

 

"Le WorldRiskIndex révèle les hotspots mondiaux pour des risques de catastrophe en Océanie, en Asie du Sud, le sud du Sahel et surtout en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Ces lieux ont des niveaux de menace très élevé avec des population très vulnérables", note le Dr Jörn Birkmann, de l'UNU-EHS.

 

Le rapport s'inscrit dans la foulée de la Journée internationale de prévention des catastrophes durant laquelle la communauté internationale discute de la meilleure façon de parvenir à une réduction des risques de catastrophe. Le rapport fournit des arguments valables pour expliquer pourquoi la durabilité environnementale devrait être la pierre angulaire des stratégies de réduction des risques de pays.

 

Source : UNU-HES






Il peut sembler que nos sociétés soient entrées dans le temps des catastrophes : catastrophes climatiques ou écologiques, catastrophes sanitaires, sociales ou médi- cales, catastrophes parfois multiformes et toujours largement médiatisées.   Même si cette réalité traverse toutes les époques de la vie des hommes, sa forme nouvelle est l’occasion de réfléchir aux bouleversements philosophiques et juridiques qu’elle provoque.

L’idée de catastrophe porte en elle-même une certaine conscience de la finitude du monde. Les catastrophes réveillent des peurs irrationnelles et seraient des signes annoncés de la fin d’un monde. Une relecture des textes bibliques, notamment de l’Apocalypse, s’impose donc à ce sujet.

La catastrophe menace l’existence même de la collectivité et ébranle l’efficacité de la protection juridique. Elle heurte le principe de justice. Ainsi, la multiplication des catastrophes crée un nouvel ordre juridique marqué par la prévention et l’urgence. Le principe de précaution a été élevé au rang de norme constitutionnelle dans notre pays et suscite une interprétation controversée par les juges. Un droit spécifique sur les catastrophes est en formation comme l’atteste la création d’un pôle spécialisé dans le traitement judiciaire des grandes catastrophes.

Le 15e cycle de conférences « Droit, Liberté et Foi » voudrait vous inviter à réfléchir sur ces questions centrales sous la co-présidence du Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris ; de Christiane Feral-Schuhl, bâtonnier des avocats à la Cour d’Appel de Paris ; d’Yvon Martinet, vice-bâtonnier et de Thierry Massis, avocat AMCO.

 

Pour en savoir plus






La Banque mondiale répond à la demande croissante de pays qui sollicitent son assistance à la suite de catastrophes naturelles et finance l’amélioration de la préparation aux futurs événements de ce type. Au cours des dix dernières années, elle est devenue un chef de file mondial de la gestion du risque de catastrophe. Elle fournit à ce titre une aide financière aux opérations de reconstruction et de redressement et à la gestion du risque de catastrophe ainsi que des services consultatifs aux pays particulièrement exposés pour gérer ce type de risques et y faire face quand ils se concrétisent.

Selon un rapport publié en 2010 par la Banque mondiale et les Nations Unies (Risques naturels, catastrophes non naturelles : aspects économiques d’une prévention efficace), les catastrophes ont causé plus de 3,3 millions de morts et 2 300 milliards de dollars de dégâts (en dollars de 2008) entre 1970 et 2010.
Les catastrophes frappent de manière disproportionnée les pays à revenu faible et intermédiaire. D’après le rapport précité, l’impact sur le PIB des pertes induites est 20 fois plus important dans les pays en développement que dans les nations industrialisées.
Compte non tenu des coûts de l’adaptation au changement climatique, le rythme de la croissance démographique dans les villes, conjuguée à un développement économique rapide, devrait aggraver l’ampleur des dégâts provoqués par les catastrophes majeures. Faute d’évolution des politiques, ces coûts devraient tripler pour s’établir à 185 milliards de dollars par an d’ici 2100. Les cyclones tropicaux dus au changement climatique pourraient ajouter entre 28 et 68 milliards de dollars à la facture annuelle des catastrophes naturelles d’ici 2100.

 

Faits et résultats marquants

 

La présence toujours plus systématique de la gestion du risque de catastrophe dans les stratégies d’aide-pays de la Banque mondiale : Bangladesh, Éthiopie, Haïti, Madagascar, Malawi, Pakistan, Panama, Philippines, Sénégal, Togo, Viet Nam et Yémen notamment.
Depuis 2007, les évaluations des besoins post-catastrophe (PDNA) financées par le GFDRR ont levé plus de 3,3 milliards de dollars au profit d’investissements pour le relèvement et la reconstruction à moyen et long termes. Ces investissements devraient financer la reconstruction d’au moins 1,7 million de logements, 600 dispensaires et 2 300 écoles, ce qui facilitera le retour de près de 8 millions de déplacés et la remise sur pied d’infrastructures sanitaires et éducatives pour environ 3 millions de personnes.
Déjà opérationnelle dans plus de 25 pays, l’Initiative pour le libre accès aux données et la résilience (OpenDRI) favorise la prise de décisions informées sur la gestion du risque de catastrophe en contribuant à un meilleur accès aux informations sur le climat et les risques.
Plus de 20 pays tirent profit de l’accès aux données dont bénéficient désormais leurs gouvernements et du renforcement des capacités de gestion du risque dont ils disposent grâce aux évaluations infranationales et nationales des risques financées par le GFDRR.
La solidité financière accrue des pays face aux aléas naturels profite potentiellement à 11,4 millions de personnes. En Inde par exemple, plus de 2 millions d’agriculteurs ont été indemnisés à la suite de la sécheresse, à travers le nouveau dispositif d’assurance récolte qui a bénéficié de l’assistance technique de le GFDRR.


Contribution de la Banque mondiale

 

La Banque mondiale répond à la demande croissante de pays qui sollicitent son assistance à la suite de catastrophes naturelles et finance l’amélioration de la préparation aux futurs événements de ce type. Au cours des dix dernières années, elle est devenue un chef de file mondial de la gestion du risque de catastrophe. Elle fournit à ce titre une aide financière aux opérations de reconstruction et de redressement et à la gestion du risque de catastrophe ainsi que des services consultatifs aux pays particulièrement exposés pour gérer ce type de risques et y faire face quand ils se concrétisent.
Entre 1984 et 2005, la Banque mondiale avait financé 528 projets pour des activités en rapport avec une catastrophe, pour un montant total supérieur à 26 milliards de dollars, soit un peu moins de 1,2 milliard par an. Depuis, le financement directement lié à la gestion du risque de catastrophe a dépassé les 2,3 milliards de dollars par an (soit 11,7 milliards au total). Entre 2006 et 2011, elle a financé 113 opérations de prévention et de préparation aux catastrophes (7,9 milliards de dollars) et 68 opérations de reconstruction post-catastrophe (3,8 milliards de dollars). La Banque mondiale défend systématiquement une approche globale et multisectorielle de la gestion du risque dans les pays.
Le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR) s’est imposé comme le principal mécanisme institutionnel pour la réduction du risque de catastrophe et les interventions post-catastrophe. Ce programme mondial est un partenariat entre 41 pays et huit organisations internationales. Hébergé par la Banque mondiale, il lui a permis d’accroître son rôle, son leadership et ses résultats en termes de production de connaissances, d’innovation, de renforcement des capacités et de partenariats.

 

Actions stratégiques

 

-Grands programmes d’urgence à l’intention des pays sinistrés : sécheresse dans la Corne de l’Afrique (1,88 milliard de dollars), séisme au Pakistan (1,05 milliard), inondations dans le Bihar (220 millions) et inondations au Pakistan (125 millions, sous la forme d’un projet de transferts conditionnels en espèces).

-Réalisation d’évaluations complètes des besoins post-catastrophe pour plus de 30 événements survenus au cours des cinq derniers exercices.

-Grands programmes d’investissement dans la réduction de la vulnérabilité : atténuation du risque sismique à Istanbul (400 millions de dollars) et réduction de la vulnérabilité aux catastrophes en Colombie (340 millions).

-Instruments innovants de financement du risque : mécanisme d’assurance contre les risques liés aux catastrophes dans les Caraïbes ; option de tirage différé pour les risques liés aux catastrophes (CAT-DDO, 450 millions de dollars au profit de la Colombie, du Costa Rica, d’El Salvador, du Guatemala et du Pérou ; 500 millions pour les Philippines ; 66 millions pour le Panama) ; et fonds d’assurance contre le risque de catastrophe en Europe du Sud-Est et dans le Caucase.

-Opérations pointues de renforcement des capacités nationales et d’assistance technique pour la gestion du risque de catastrophe et l’adaptation au changement climatique : projet de mise en valeur des ressources en eau au Mozambique (70 millions de dollars).

-Appui à l’action mondiale pour la gestion du risque de catastrophe au moyen de ressources documentaires: Manuel sur la reconstruction des logements, Profils d’adaptation climatique pour 31 pays vulnérables, Notes d’information sur la situation du Japon et Rapport Sendai (à paraître en octobre 2012).

-Constitution de partenariats et promotion du partage mondial des connaissances par le biais de manifestations de haut niveau : Conférence mondiale pour la reconstruction 2011, Forum sur la compréhension des risques 2012 et Random Hacks of Kindness.

-Soutien aux capacités nationales de fouille, de production, de mise à disposition et de partage des dernières données à travers une modélisation du risque open source.

 

Source Banque mondiale

 





load1 load2 load3 load4 load5